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Facebook, comme tout réseau social, est sujet aux pratiques moutonnières. Depuis quelques semaines, j’en conteste le regain sur deux thèmes récurrents:

  • «Je ne donne pas à Facebook le droit d’utiliser étoussa….», rédigé dans un langage pseudo-juridique;
  • «Attention! Facebook va devenir payant à 4,99 doublezons», avec une somme qui fait commercial en ~,99 et qu’on retrouvera en euros ici comme en dollars là ou en livres ailleurs.

Et dans les deux cas, une seule variante à la fin : «copie/copiez ceci sur ton/votre mur». Et pourtant…

Photo : Luc Bentz (Paris, quartier des Halles, 30 juillet 2012)

Photo : Luc Bentz (Paris, quartier des Halles, 30 juillet 2012)

Comme le rappelle à juste titre le site de France Infos, «copier-coller un statut sur Facebook pour protéger sa vie privée ne sert à rien». La seule chose qui compte est de vérifier les clause générales d’utilisation ou CGU (bon courage!) que l’on a acceptées en utilisant le service comme tout utilisateur d’un réseau social photographique accepte, par son inscription même et ce qui la conditionne, de renoncer à ses droits de propriété.

Parmi ceux qui copicollent ces statuts «d’alertes» (comme d’autres informations non vérifiées qui nécessiteraient pourtant un passage par hoaxbuster.com), combien publient par défaut (c’est le cas de le dire) en mode «public» sans en mesurer les implications?

Les deux messages-types que j’évoquais, ainsi que leurs avatars, illustrent une aptitude remarquée, sur Facebook comme sur Twitter, à reprendre ou transférer passivement ce qu’on croit être des informations, très souvent semble-t-il sans avoir lu soi-même la page à laquelle correspond le lien «parce que ça semble intéressant». Cela m’arrive d’ailleurs parfois pour des sites que je considère «de confiance» quand je suis en urgence (autrement dit: en smartphone à l’approche d’un tunnel RER qui va interrompre la connexion sous Paris).

Il est cependant nécessaire d’inciter à une pratique réflexive de sa «politique personnelle de reprises». Ça encombrerait moins nos murs!

On relèvera cependant avec bonheur que les Facebooknautes ne manquent pas d’humour. Aux reprises pures et simples du message sur «les droits de Facebook sur nos œuvres», ont correspondu quelques publications savoureuses.

 

 

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