2015-02_hs-2010-13-a-webDonc, c’est un fait médiatiquement entendu, politiquement développé, café-du-commercement (c’est le cas de le dire) que les réseaux sociaux en général et tweeter en particulier sont des abominations où se déversent massivement des messages condamnables, haineux, violents, détournant de jeunes esprits influençables étoussa.

Pour tout dire, ça arrive. Pour tout dire aussi, la prohibition est moins efficace que l’éducation. Mais nous ne parlerons pas (de nouveau) de l’anonymat, de cette compétence nécessaire qu’il faut aujourd’hui maîtriser et qui s’appelle la publication (en ligne).

Parlons du beau. Pas du beau artistique, mais de la beauté des mondes, de celle de l’univers. Comme sur la photo du haut: pas une épreuve d’artiste mais une imagerie numérique  retraçant un phénomène d’éjection de gaz de la taille modeste d’environ 3 années lumière. (Autrement dit 300 000 km × 3600 × 24 × 365,25 — mais à ce stade, on n’est plus à deux kilomètres près).

On peut trouver cette illustration sur le Net. À commencer ce cher bon vieux Wikipédia (sur lequel tant de bêtises s’émettent aussi à la vitesse de la lumière).: par exemple ici.

Mais le cheminement qui a permis à cette image d’être reprise ici est différent.

Il part d’un simple tweet du Huffington post que je suis:

Pas le temps de regarder tout de suite? Faites comme moi: favorisez le tweet (vous pourrez le retrouver plus facilement ensuite.

Tranquillement, quelques heures plus tard, je suis allé sur la page du site pour consulter l’article qui reprenait quelques (superbes) photos prise grâce au télescope spatial Hubble. Puis j’ai suivi le premier lien en bas de celui-ci et cliqué dans l’onglet Gallery (site anglophone).

De Twitter à Hubble, en quelques clics, les beautés de l’espace. Un twubble en somme.

Je vous offre encore cette vue de la constellation d’Orion, qu’on croirait sortie de l’imaginaire d’une illustratrice ou d’un illustrateur de couvertures de romans de science fiction:

2015-02_heic0601aD’autres vues sont accessibles depuis le site hubblesite.org.

Celui-ci donne d’ailleurs un lien vers une galerie sur Flickr mais vous permet d’avoir des informations régulières via… Twitter (https://twitter.com/HubbleTelescope).

Mais rien ne vous interdit de faire jouer votre imagination, stimulée au besoin par les thèmes successifs de la série Star Trek, ce qui permet de voir, là aussi, les progrès des effets spéciaux, de l’animation à la papa à l’imagerie numérique… là aussi!

Si vous préférez être prosaïque… consultez cette page du Huff Postou allez directement admirer cette vidéo réalisée par la Nasa à partir de cinq années d’observation de notre soleil. (Le capitaine Kirk, monsieur Spock, le capitaine Picard et autres éminents personnages n’ont qu’à se rhabiller.)

Parce qu’il faudra bien vous faire une première raison : pour l’instant, les étoiles lointaines ne sont accessibles que par les télescopes ou les sondes. Qui d’autre que Hubble vous emmènera vers ces traces de l’explosion de la supernova SN 2014J dans la galaxie M82? (Une voisine, somme toute, distante d’à peine 11.5 millions d’années lumière).

2015-02-12797054613_3f16a94e86_zEt une seconde : même si Twitter, ainsi qu’Esope avait dit de la langue, peut porter le pire, il peut aussi apporter le meilleur. Ne pas confondre l’outil et ceux qui en abusent ou mésusent; ne pas à cause d’eux reléguer comme chose insignifiante et de dernier rang ce qu’il peut apporter, voilà un grand principe, en somme (mais en restant bien éveillé), que nous enseigne la lecture l’univers, et qui appelle au développement de sa curiosité.

2015-02_Neb-pap-10007371353_4f5708a325_z

La nébuleuse du Papillon (NGC 6302 pour les intimes).

Ce qui ressemble à de délicates ailes de papillon est une chaudière de gaz chauffés à plus de 36 000 degrés Fahrenheit(environ 20 000 degré Celsius, les nôtres). Le gaz est déchiré à travers l’espace à plus de 600.000 miles à l’heure(environ 965 000 km/h) — assez rapides pour un trajet Terre-Lune en 24 minutes. Une étoile mourante est au centre de cette furie. Elle a éjecté son enveloppe de gaz et libère maintenant un flux de rayonnement ultraviolet qui rabattre la lueur de la matière.

Pour en savoir plus (en français), rien de tel qu’un petit tour sur fr.wikipedia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/NGC_6302.

Mais il en est d’autres…
http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9buleuse_du_Papillon.

Le twubble, c’est aussi passer d’un micromessage occasionnel, de la simple vue d’une photo esthétiquement surprenante à la connaissance ouverte, offerte sur les secrets de l’univers. Dites après ça que Twitter est inutile!

Publicités