Olivier Ezratty (@olivez sur Twitter) est, pour faire court, un professionnel de l’informatique et de l’innovation (pour faire long, c’est ). Il vient de publier un remarquable billet sur l’évolution du bruit dans les réseaux sociaux — entendez par là du bruit par rapport au signal utile —  en s’intéressant notamment à Twitter et Facebook (mais pas que… ou qu’eux).

Il donne d’abord cette précision:

Les réseaux sociaux ne sont pas a-sociaux par nature. Ils révèlent sim­ple­ment des com­por­te­ments à la limite de l’asocial de leurs uti­li­sa­teurs, non seule­ment à grande échelle mais avec un impact pou­vant être signi­fi­ca­tif sur les autres. Quand on est aso­cial dans la vraie vie (IRL), on impacte uni­que­ment son envi­ron­ne­ment immé­diat. Sur les réseaux sociaux, l’impact est démul­ti­plié par le nombre de per­sonnes avec qui on est en rela­tion. C’est l’une des ori­gines du bruit dans les réseaux sociaux que j’avais déjà évoquée il y a deux ans. Je pour­suis ici cette discussion.

Comme il le précise également :

Le pre­mier com­por­te­ment un peu bizarre des Inter­nautes relève du mélange des genres entre com­mu­ni­ca­tion asyn­chrone et syn­chrone et entre com­mu­ni­ca­tion inter­per­son­nelle et au niveau de groupes. De quoi par­fois y perdre son latin !

Dans le corps du texte, on trouve ce passage que nous vous livrons en guise d’immédiate et provisoire conclusion:

l faut réap­prendre à vivre et à mélan­ger cycles longs et courts dans sa vie. Le numé­rique hache notre temps. Ils nous faut apprendre à le défrag­men­ter ! Réap­prendre à être atten­tif. Réap­prendre à lire des textes longs. Réap­prendre à rêvasser.

Et justement, puisqu’il s’agit de réapprendre à lire des textes longs, le mieux est :

N.-B. — On retrouvera dans cette article une analyse assez voisine de celle que nous avons présentée sur le follower (qui) est un abonné et, globalement, la distanciation qu’il faut opérer avec la notion d’ami. 

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