@monsieurkaplan vient, ce soir, de nous gratifier de quelques tweets percutants sur l’information en général et la presse en particulier en réagissant (la suite nous l’apprendra) à cet article de Vincent Glad sur slate.fr .

@monsieurkaplan publie des tweets à la saveur incisive. Qui n’est pas cinéphile ignorera peut-être que c’est le nom du personnage fictif du chef-d’œuvre hitchockien qu’est la Mort aux trousses  (North by North-Westavec lequel une bande d’espions (ah! James Mason!) confond le personnage interprété par ce symbole de l’élégance que fut Cary Grant. C’est l’originalité du pseudo que de correspondre non pas à un personnage joué par un acteur, mais un personnage que la fiction (enfin, Leo G. Caroll) reconnaît fictif. C’est du grand art en matière de brouillage de pistes ou je ne m’y connais pas.

Donc, ce soir, @monsieurkaplan a publié une série de tweets sur la presse en ligne.    Nul croisillon sur ces messages qui seraient sans nul doute perdus dans les fosses abyssales où s’enfoncent la plupart des tweets. C’eût assurément été dommage car, au-delà même du détail des propos, il témoigne, quoiqu’on en dise, que twitteuses et twitters, bien que fréquentant un réseau social et même en s’y montrant assidus, peuvent être plus préoccupés par le fond que par l’écume des choses.

Il s’exprima ainsi, alimentant une conversation partielle et parfois des compléments à sa propre réflexion :

(complété par :)

Avec ce propos et le commentaire qui suivit dans l’instant :

Et de reprendre (avec quelques interactions sur lesquelles nous glisserons mais qui conduisent à insister sur son emploi raisonné des guillemets) :

Nul n’échappant à l’orthogaffe, à commencer par votre serviteur, c’était bien braves gens, comme le firent remarquer non sans humour deux interlocuteurs habituels de monsieur Kaplan

… Mais, après avoir rappelé un sage précepte de du Bellay¹, laissons à l’auteur ce cri du cœur:

Qui a dit que l’apparente brièveté de Twitter empêchait les réflexions de fond? Les notations successives de @monsieurkaplan lui auront peut-être donné l’idée et les éléments de départ d’une réflexion plus construite (je ne dirai pas plus étayée), l’idée de solutions à promouvoir; en tout cas, comme une prise de notes (avec l’ajout, même relatif, de l’interactivité), on retrouve ici une intéressante variation sur le thème du «crayon numérique» que nous avions déjà évoqué ici-même.


¹ Rappelons ce sage précepte: Quant aux fautes qui se pourraient trouver en l’impression, comme de lettres transposées, omises, ou superflues, la première édition les excusera, et la discrétion du lecteur savant qui ne s’arrêtera à si petites choses (Joachim du Bellay, «Adresse au lecteur» en postface de la Deffence et Illustration de la langue francoyse, 1549).

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