(Version complétée le 8 mai 2012 à 21h30, heure de Paris)

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C’est un article d’Animation et Éducation, revue de la Fédération nationale des OCCE, qui «tourne» aujourd’hui sur Twitter. En deux pages, Jean-Yves Fréchette y revient sur le concept de twittérature et son usage pédagogique.

L’Office central de coopération à l’École (France), aujourd’hui organisé en fédération nationale d’associations départementales (la France est subdivisée en une centaine de départements), est connu des enseignants — du primaire mais pas seulement — comme organisation de référence des coopératives scolaires. Mais, plus que de la gestion comptable de celles-ci, il a été créé pour développer des pratiques coopératives dans la classe et dans l’École. C’est un mouvement pédagogique reconnu «complémentaire de l’Enseignement public» et qui appartient aux réseaux associatifs de l’Éducation nationale.

Cette publication est donc intéressante parce qu’elle montre l’intéressant croissant de l’usage de Twitter… et qu’elle permet une diffusion de cette approche, mystérieuse encore pour beaucoup, des réseaux sociaux sur lesquels on entend surtout des propos de Café du commerce. De très nombreuses écoles sont abonnées à Animation & Éducation. La revue est donc lue ou parcourue par des enseignants qui ne sont pas nécessairement à priori des militants pédagogiques confirmés privilégiant l’usage des techniques d’information et de communication.

Puisse cet article permettre d’ouvrir les yeux (au-delà des happy few, comme on aime à dire dans certains milieux) et de favoriser l’ouverture à l’usage d’un média qui, s’il n’est pas l’arme majeure de la révolution pédagogique, n’en offre pas moins, en 140 caractères agrémentés de contraintes, des gisements de créativité libérant l’écriture !

http://goo.gl/MRTvL
(les liens dans l’article sont cliquables).


Complément

@JYFrechette a signalé cette page foisonnante dont nous ne citerons que cet extrait pour vous mettre l’eau à la bouche :

« Twitter n’est pas le livre : Twitter c’est la trame du discontinu, du mouvant, de l’évanescent et souvent de l’inutile et du bavard. Mais qu’importe ! Twitter rassemble et diffuse : Twitter socialise la dérive des solitudes impromptues, Twitter se joue parfois de la forme en scandant toutes les indignations.

« Mais ce n’est pas si simple. Car il y a toujours un grand malaxage des tweets sur le fil et il est quasi impossible de reconstituer la trame logique ou narrative d’un texte publié en discontinu dans Twitter en fragments de 140 caractères ou moins. Même diffusée en séquence et liée à une syntaxe narrative, toute suite tweetée est poreuse et laisse peu de place au plaisir de la lecture. C’est au blogue ou au livre (numérisé ou non) à qui revient le devoir de rassembler toutes ces instances de publication. » 

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