Un lien qui semble intéressant, mais pas le temps d’aller voir tout de suite.
Comment faire? Classer en favori et y revenir… plus tard!

Dans le flux continu des informations qui arrivent sur Twitter, on peut légitimement craindre qu’une information passée trop vite ne soit perdue — j’entends par là non pas l’information qui se suffit à elle-même mais, mais celle que complète un lien. Toute la force de Twitter est aujourd’hui là, dans cette démultiplication des 140 caractères que permettent les hashtags et, sujet qui nous intéresse aujourd’hui, les microliens (que nous avions évoqués ici). On ne peut s’arrêter toujours sur un lien (j’y reviendrai) et laisser le tweet prometteur s’engloutir dans les profondeurs du flux, c’est courir le risque de ne pouvoir le retrouver jamais. L’utilisation des «favoris Twitter» est, pour moi un outil précieux.

Sur Twitter (j’entends: le site twitter.com lui-même), il suffit de placer la souris sur un tweet (là où on voit afficher la conversation) pour faire apparaître une liste de choix possibles dont favori.

En cliquant sur favori, on active (ou désactive) un indicateur. Les informaticiens parleraient de flag (drapeau), à l’image du «drapeau» des anciens taxis qui était levé (libre) ou baissé (occupé)¹. Cette fonction avait sans doute une fonction de répérage ou de signalement (avec évidemment, comme les trending topics, quelques arrière-pensées commerciales), mais, dans le cadre d’un usage réfléchi et raisonné de Twitter par des utilisateurs conscients.

En soi, signaler un tweet comme favori a peu d’intérêt: il suffit de le retweeter. En revanche, c’est utile pour «pointer» et pouvoir retrouver des tweets qu’on voit passer sans avoir le temps d’aller plus loin:

  • sur un smartphone — parce que c’est une consultation en passant, qu’on n’y affiche pas toujours de façon souhaitable les sites internet compte tenu de la taille de l’écran ou que la vitesse de connexion n’est pas optimale;
  • parce que, sur ordinateur, on peut saisir un message «à la volée» (notamment avec des applications Twitter spécifiques) et qu’on peut avoir, à ce moment-là, autre chose à faire (comme répondre à un appel téléphonique ou finir une note urgente ou tout ce qui vous viendra à l’idée).

On peut même favoriser un de ses propres tweets si l’on y a noté une idée ou fait suivre un lien qu’on veut pouvoir retrouver et classer ou réutiliser ensuite.

Voici, pris en cette journée, mes favoris :

Pour les retrouver, plusieurs solutions sont possibles (et parfois plus pratiques sur les applications Twitter existantes). Nous y reviendrons. Mais, dans l’immédiat, notons que je dispose d’une série de tweets favoris, affichables en tant que tels, à partir desquels je pourrai à froid, quand j’en aurai le temps (à un moment creux, en soirée, le lendemain..  et pas forcément tous en même temps):

  • reprendre un tweet (pas forcément le dernier ni le plus ancien);
  • suivre les liens pour voir s’ils ont un intérêt réel pour soi ou pour d’autres (même si la source est fiable) y compris pour éviter un retweet à l’aveugle;
  • retweeter, commenter, et…
  • penser à retirer l’étiquette favori du tweet qui a été traité.

Une fois que le tweet est favorisé (simplissime sur les applications), il faut le retrouver. Une application comme Tweetdeck — mais c’est une fonctionnalité répandue — permet d’insérer une colonne avec les favoris (avec généralement une capacité d’accès sur huit jours).

Sur Twitter, quand on affiche son compte, il suffit d’afficher d’abord son compte :

Il n’y a plus qu’à afficher les favoris. Et voilà :


¹ Évidemment, je vous parle d’un temps que les moins de vingt trente quarante cinquante ans ne peuvent pas connaître.